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Le guide ultime pour lutter contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement (projet de loi S-211)

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Le guide ultime pour lutter contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement (projet de loi S-211)

Dans ce guide Achilles Ultimate Guide to Bill S-211, nous examinons en détail la loi canadienne sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement (connue auparavant sous le nom de projet de loi S-211), à qui elle s’applique, ce qu’elle signifie pour les organisations (et leurs fournisseurs) qui doivent s’y conformer, et nous donnons des conseils sur la manière de commencer à la respecter.

Les pays et les blocs commerciaux adoptent rapidement des législations visant à améliorer les droits de l’homme et à contribuer à résoudre les problèmes environnementaux auxquels la planète est confrontée. Les organisations du monde entier sont peu à peu happées par un filet réglementaire métaphorique qui les oblige à évaluer les risques potentiels pour les droits de l’homme et l’environnement au sein de leurs chaînes d’approvisionnement et à rendre compte de ce qu’elles font de manière proactive pour y remédier.

Télécharge le livre blanc de la loi canadienne sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement.

Tout au long du processus, du produit fini aux métaux, minéraux et autres matières premières nécessaires à sa fabrication, les entreprises doivent désormais faire preuve d’une compréhension claire de l’impact qu’elles ont sur les personnes et la planète.

Dans un nombre croissant de pays, le commerce éthique et le commerce en tant que force du bien ne sont plus seulement un moyen de se différencier ou de répondre aux attentes de consommateurs de plus en plus exigeants, mais aussi une question de réglementation assortie de sanctions financières en cas d’erreur.

Qu’est-ce que la loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement?

La loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement est une loi qui a reçu la sanction royale au Canada en mai 2023. Elle exige des entreprises qu’elles assument la responsabilité de la lutte contre l’esclavage moderne dans leurs chaînes d’approvisionnement et qu’elles rendent compte de leurs actions.

En vertu de la loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement, les entreprises sont tenues de rendre compte des mesures prises au cours de l’exercice précédent pour prévenir et réduire le risque de travail forcé ou de travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement. Cela inclut les institutions gouvernementales impliquées dans la production, l’achat ou la distribution de biens au Canada ou ailleurs et les entités impliquées dans la fabrication, la production, la culture, l’extraction ou la transformation de biens au Canada ou ailleurs dans l’importation de biens fabriqués, produits, cultivés, extraits ou transformés à l’extérieur du Canada.

La loi s’applique aux institutions gouvernementales ainsi qu’aux entreprises d’un large éventail de secteurs, notamment l’énergie, l’industrie manufacturière, la construction, l’habillement, l’alimentation et les boissons. Le non-respect de la loi peut entraîner des amendes, des actions en justice et des poursuites individuelles à l’encontre des administrateurs ou des dirigeants d’une entreprise. l’interdiction de participer à des appels d’offres publics. La loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement s’appuie sur deux conventions relatives aux droits de l’homme définies par l’Organisation internationale du travail (OIT) et s’inscrit dans une tendance croissante à la responsabilisation des entreprises en matière de droits de l’homme dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Plusieurs autres pays, dont la Norvège, la France et l’Allemagne, ont également mis en œuvre des lois similaires au cours des dernières années.

Pourquoi la loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement est-elle importante ?

La loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement est importante pour plusieurs raisons :

  • Protection des droits de l’homme : La loi vise à protéger les droits de l’homme en exigeant des entreprises qu’elles rendent compte des mesures qu’elles ont prises pour identifier et traiter les risques potentiels liés au travail forcé et au travail des enfants dans leurs chaînes d’approvisionnement. En veillant à ce que les entreprises soient tenues responsables des violations des droits de l’homme dans leurs chaînes d’approvisionnement, la loi contribue à protéger les travailleurs et les communautés vulnérables dans le monde entier.
  • Normes internationales : La loi est conforme aux normes internationales relatives aux entreprises et aux droits de l’homme, notamment aux principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme. En s’alignant sur ces normes, la loi contribue à promouvoir une compréhension commune des responsabilités des entreprises en matière de droits de l’homme et d’environnement.

Dans l’ensemble, la loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement est importante parce qu’elle contribue à promouvoir des pratiques commerciales responsables, à protéger les droits de l’homme et à créer une économie mondiale plus juste et plus équitable.

Quelles organisations doivent se conformer à la loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement ?

La nouvelle législation s’appliquera aux institutions gouvernementales et aux entités canadiennes à partir du1er janvier 2024 qui remplissent un ou plusieurs des seuils suivants :

  • Les institutions gouvernementales qui produisent, achètent ou distribuent des biens au Canada ou à l’étranger seront impactées par la législation lorsqu’elle entrera en vigueur au début de l’année 2024.
  • Toute entité (société, fiducie, partenariat ou autre organisation non constituée en société) qui est cotée en bourse au Canada, qui a des actifs ou un lieu d’activité au Canada, ou qui fait des affaires au Canada et qui remplit au moins deux des conditions suivantes sur la base de l’exercice financier le plus récent de l’entité :
    • Elle dispose d’au moins 20 millions de dollars d’actifs,
    • Il a généré au moins 40 millions de dollars de revenus,
    • Elle emploie en moyenne au moins 250 personnes.

Que recouvre l’acte ?

Les domaines de risque couverts par la loi sont basés sur deux conventions fondamentales spécifiques de l’OIT, la convention sur les pires formes de travail des enfants (1999) et la convention sur le travail forcé (1930).

  • Droits de l’homme : La loi exige des entreprises qu’elles rendent compte des mesures qu’elles ont prises pour prévenir et traiter les violations des droits de l’homme dans leurs chaînes d’approvisionnement, en particulier celles liées au travail des enfants ou au travail forcé.

La loi est conçue pour promouvoir une conduite responsable des entreprises et prévenir les préjudices causés aux personnes dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Elle reflète une reconnaissance croissante de la nécessité pour les entreprises d’assumer la responsabilité de leurs chaînes d’approvisionnement et de veiller à ce que leurs pratiques commerciales soient éthiques.

Quelles sont les exigences de la loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement en matière de rapports ?

La loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement (Fighting Against Forced Labour and Child Labour in Supply Chain Act) impose des obligations de déclaration aux entités et aux institutions gouvernementales. La loi exige que les entités et les institutions gouvernementales déposent un rapport annuel auprès du gouvernement fédéral, qui comprend des informations couvrant :

  • Sa structure, ses activités et ses chaînes d’approvisionnement.
  • Ses politiques et ses procédures de diligence raisonnable en matière de travail forcé et de travail des enfants.
  • Les parties de son activité et de ses chaînes d’approvisionnement qui comportent un risque de recours au travail forcé ou au travail des enfants et les mesures prises pour évaluer et gérer ce risque.
  • Mesures prises pour remédier au travail forcé ou au travail des enfants.
  • Les mesures prises pour remédier à la perte de revenus des familles vulnérables résultant des mesures prises pour éliminer le recours au travail forcé ou au travail des enfants dans ses activités et ses chaînes d’approvisionnement.
  • La formation dispensée aux employés sur le travail forcé et le travail des enfants.

Le contrôle de l’efficacité des activités visant à garantir que le travail forcé et le travail des enfants ne sont pas utilisés dans ses activités et ses chaînes d’approvisionnement. Les rapports doivent être signés et approuvés par l’entité ou l’institution gouvernementale avant leur soumission au ministre au plus tard le 31st du mois de mai de chaque année.

Outre la présentation du rapport annuel, les institutions et entités gouvernementales doivent mettre le rapport à la disposition du public, notamment en le publiant à un endroit bien visible sur leur site web. Pour les sociétés fédérales régies par la loi sur les sociétés commerciales canadiennes ou toute autre loi du Parlement, le rapport doit également être fourni aux actionnaires, en même temps que les états financiers annuels.

Que se passe-t-il si une entreprise ne respecte pas la loi ?

Les entités ou institutions gouvernementales qui tombent sous le coup de la loi devront s’assurer qu’elles ont soumis un rapport annuel approprié au plus tard le31 mai de chaque année.

Le non-respect de cette obligation, ou la présentation d’informations fausses ou trompeuses, peut entraîner des sanctions financières ou juridiques en fonction de la nature de la non-conformité. La loi indique actuellement que les conséquences peuvent être les suivantes :

  • Amendes ne dépassant pas 250 000 dollars.
  • Poursuite des administrateurs, dirigeants, etc. de l’entité de l’institution gouvernementale
  • Poursuite d’un employé, d’un agent ou d’un mandataire de l’entité ou de l’institution gouvernementale

Au-delà des sanctions législatives qui peuvent être infligées à l’entité ou à l’institution gouvernementale, le non-respect de la législation a d’autres conséquences importantes, notamment une atteinte à la réputation de la marque et l’impact financier d’une perte de confiance de la part des consommateurs ou des actionnaires. Il peut être très long d’acquérir une reconnaissance positive de la marque, mais il ne faut pas longtemps pour l’endommager gravement.

Quels sont les avantages de la conformité ?

Dans l’ensemble, le respect de la loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement peut apporter des avantages significatifs aux organisations, notamment une meilleure réputation, une réduction des risques, une efficacité accrue, un avantage concurrentiel et une durabilité à long terme.

  • Amélioration de la réputation : Le respect de la loi peut contribuer à améliorer la réputation d’une organisation en tant qu’entreprise responsable et éthique. En prenant des mesures pour prévenir les violations des droits de l’homme dans leurs chaînes d’approvisionnement, les organisations peuvent améliorer leur image de marque et fidéliser leurs clients.
  • Réduction des risques : le respect de la loi peut contribuer à réduire le risque de poursuites judiciaires, d’amendes et d’atteinte à la réputation. En identifiant et en traitant les risques potentiels dans leurs chaînes d’approvisionnement, les organisations peuvent minimiser la probabilité de violations des droits de l’homme et en atténuer les effets négatifs.
  • Efficacité accrue : Le respect de la législation peut contribuer à accroître l’efficacité de la gestion de la chaîne d’approvisionnement. En mettant en œuvre des mesures de diligence raisonnable et en contrôlant les fournisseurs, les organisations peuvent identifier les domaines à améliorer et optimiser les opérations de leur chaîne d’approvisionnement.
  • Avantage concurrentiel : Le respect de la loi peut constituer un avantage concurrentiel en démontrant un engagement en faveur de pratiques commerciales responsables. Cela peut aider les organisations à attirer et à retenir les clients, les investisseurs et les employés qui accordent la priorité aux pratiques commerciales éthiques.
  • Durabilité à long terme : Le respect de la loi peut contribuer à la viabilité à long terme des activités d’une organisation. En prenant des mesures pour prévenir l’exploitation et garantir la santé et la sécurité des travailleurs, les organisations peuvent promouvoir le bien-être de leurs employés et des communautés dans lesquelles elles opèrent.

Qu’implique l’adoption d’une approche fondée sur le risque en matière de diligence raisonnable à l’égard de la chaîne d’approvisionnement ?

L’approche fondée sur le risque est un principe fondamental de la diligence raisonnable en matière de droits de l’homme. Il est pratiquement impossible pour les organisations de passer au crible l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement afin d’identifier les problèmes. Une approche basée sur le risque permet aux entreprises d’identifier les secteurs d’activité, les lieux géographiques ou les fournisseurs spécifiques qui présentent le plus de risques. Ces informations permettent aux entreprises de collaborer plus étroitement avec leurs fournisseurs afin d’améliorer les processus relatifs aux droits de l’homme et à l’environnement. La réflexion basée sur le risque a été utilisée dans de nombreuses disciplines et est spécifiquement mentionnée dans les lignes directrices de l’OCDE pour une conduite responsable des entreprises,

Les étapes clés d’une approche de la gestion de la chaîne d’approvisionnement fondée sur les risques sont les suivantes :

  • Identifier et hiérarchiser les risques : La première étape consiste à identifier les risques potentiels dans la chaîne d’approvisionnement, tels que le travail forcé, le travail des enfants, la pollution de l’environnement ou les violations du bien-être des animaux. Les entreprises doivent classer les risques par ordre de priorité en fonction de leur gravité et de leur probabilité d’occurrence.
  • Faire preuve de diligence raisonnable : Une fois les risques identifiés, les entreprises doivent faire preuve de diligence raisonnable à l’égard de leurs fournisseurs afin d’évaluer leur conformité aux lois et aux normes en vigueur. Il peut s’agir d’audits, de visites de sites ou d’échanges avec les parties prenantes.
  • Atténuer les risques : Les entreprises doivent prendre des mesures pour atténuer les risques identifiés dans leurs chaînes d’approvisionnement. Il peut s’agir de communiquer et de collaborer avec les fournisseurs pour remédier à la non-conformité, de mettre fin aux relations avec les fournisseurs qui ne respectent pas les règles, ou d’assurer une formation et un renforcement des capacités.
  • Contrôler et réexaminer : Les entreprises doivent surveiller en permanence leurs chaînes d’approvisionnement pour détecter les risques potentiels et réexaminer leurs processus de gestion des risques pour s’assurer de leur efficacité. Il peut s’agir d’audits réguliers des fournisseurs ou d’évaluations des risques en fonction de l’évolution de la situation.
  • Rapports : Les entreprises doivent rendre compte de leurs procédures de diligence raisonnable et de leurs résultats, y compris l’identification et l’atténuation des risques. La loi oblige les entreprises à fournir des rapports publics sur leur respect de la loi.

Globalement, en adoptant une approche fondée sur le risque, les entreprises peuvent identifier et traiter les risques potentiels dans leurs chaînes d’approvisionnement, promouvoir une conduite commerciale responsable et garantir le respect de la législation canadienne et internationale en matière de droits de l’homme. Cette approche aide les entreprises à minimiser les dommages potentiels causés aux personnes faisant partie de leurs chaînes d’approvisionnement et à promouvoir des pratiques commerciales durables.

Comment se mettre en conformité avec la loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement ?

L’application de la loi relative à la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement peut s’avérer complexe, mais les entreprises peuvent prendre plusieurs mesures pour se mettre en conformité :

  • Élaborer une politique de diligence raisonnable : Les entreprises doivent élaborer une politique de diligence raisonnable décrivant les processus et les mesures qu’elles prendront pour atténuer les risques dans leurs chaînes d’approvisionnement. Cette politique doit être alignée sur les exigences de la loi et doit être communiquée à toutes les parties prenantes concernées.
  • Évaluez votre chaîne d’approvisionnement : La première étape consiste à évaluer votre chaîne d’approvisionnement afin d’identifier les risques potentiels liés au travail forcé et au travail des enfants. Il s’agit notamment d’identifier les fournisseurs et les sous-traitants et d’évaluer leur respect des normes et réglementations internationales.
  • Mettre en œuvre des mesures de diligence raisonnable : Les entreprises doivent mettre en œuvre des mesures de diligence raisonnable afin d’identifier et d’atténuer les risques dans leurs chaînes d’approvisionnement. Il s’agit notamment de procéder à des évaluations des risques et à des audits, de s’engager auprès des fournisseurs pour garantir la conformité et de mettre en œuvre des mesures d’atténuation des risques le cas échéant.
  • Contrôler et évaluer les performances : Les entreprises doivent contrôler et évaluer les résultats de leurs mesures de diligence raisonnable afin de s’assurer qu’elles permettent d’atténuer les risques dans leurs chaînes d’approvisionnement. Il s’agit notamment de suivre les performances des fournisseurs et de procéder à des évaluations régulières des risques.
  • Publier des rapports annuels : Les entreprises doivent publier des rapports annuels sur leur respect des obligations de diligence raisonnable prévues par la loi. Ces rapports doivent comprendre une description des processus de diligence raisonnable, des risques identifiés, des mesures d’atténuation des risques, de l’engagement des fournisseurs, des mesures correctives, des mesures de vérification, des mécanismes de réclamation, de la transparence et de l’approche de gestion.
  • S’engager avec les parties prenantes : Les entreprises doivent s’engager auprès des parties prenantes, notamment les clients, les investisseurs, les organisations de la société civile et les communautés concernées, afin de comprendre leurs préoccupations et leurs attentes en matière de diligence raisonnable dans la chaîne d’approvisionnement.
  • Rechercher un soutien externe : Les entreprises peuvent faire appel à des consultants, des auditeurs et d’autres experts pour les aider à se conformer aux exigences de la loi.

En résumé, l’application de la loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement nécessite une approche globale pour être réellement efficace. Une approche qui devrait inclure l’élaboration de processus de diligence raisonnable, l’évaluation de la chaîne d’approvisionnement, la mise en œuvre de mesures de diligence raisonnable, le suivi et l’évaluation des performances, la publication de rapports annuels, l’engagement avec les parties prenantes et la recherche d’un soutien externe le cas échéant.

Défis à relever pour se conformer à la loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement

Les organisations qui s’efforcent de se conformer à la loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement sont confrontées à plusieurs défis. Il s’agit notamment de

  • Complexité de la chaîne d’approvisionnement : De nombreuses entreprises ont des chaînes d’approvisionnement complexes et étendues, avec de nombreux niveaux de fournisseurs. L’identification et l’évaluation des risques tout au long de la chaîne d’approvisionnement peuvent s’avérer difficiles et nécessiter des ressources importantes. La complexité peut également être aggravée par la nature mondiale des chaînes d’approvisionnement, dont certaines opèrent dans des pays difficiles à atteindre ou à consulter.
  • Collecte de données : Les données nécessaires à la mise en conformité dépassent les limites opérationnelles habituelles. Les sources de données dont la provenance, l’exactitude et l’interprétation sont douteuses deviennent souvent des sources d’information primaires qui sapent la base du rapport. Les données peuvent également se présenter sous plusieurs formats et il n’y a souvent pas de systèmes permettant d’enregistrer les données de manière méthodique et pouvant être utilisés pour démontrer une approche fondée sur les risques.
  • La véracité des données : Les données extraites du Web ou générées par l’IA à partir de sources de provenance inconnue ne font pas l’objet de l’examen minutieux nécessaire pour comprendre pleinement les risques. Les organisations disposent rarement des ressources nécessaires pour entreprendre un contrôle crédible des données ou une vérification indépendante nécessaire pour établir un rapport en toute confiance.
  • Manque de transparence : De nombreux fournisseurs ne veulent pas ou ne peuvent pas assurer une transparence totale de leurs activités, ce qui rend difficile l’identification et le traitement des risques.
  • Capacité limitée : De nombreux acheteurs peuvent manquer de ressources pour entreprendre une gestion aussi intensive et soutenue de la chaîne d’approvisionnement, y compris la collecte de données auprès de nombreuses sources disparates ou des niveaux suffisamment crédibles de contrôle des données et de vérification de leurs fournisseurs. De même, les fournisseurs peuvent ne pas avoir la capacité ou les ressources nécessaires pour mettre en œuvre les améliorations requises pour se conformer à la loi.
  • Coût de la mise en conformité : Se conformer à la loi peut être coûteux, en particulier pour les petites et moyennes entreprises. Le coût du contrôle préalable, de la surveillance des fournisseurs et de la mise en œuvre de mesures d’atténuation des risques peut être important.
  • Savoir ce qui est suffisant : Comprendre ce qui est nécessaire pour satisfaire les régulateurs et garantir la conformité. Pour en savoir plus, lisez notre blog utile : Quand est-ce que ça suffit ?
  • Responsabilité juridique : Le non-respect de la loi peut entraîner une responsabilité juridique, y compris des amendes et des poursuites judiciaires. Cela peut créer un risque supplémentaire pour les entreprises, en particulier si elles ne sont pas en mesure d’identifier et de traiter les risques potentiels dans leurs chaînes d’approvisionnement.
  • Coordination avec les fournisseurs : La collaboration avec les fournisseurs est essentielle pour mettre en œuvre les procédures de diligence raisonnable de manière efficace et aussi transparente que possible. Cependant, il peut être difficile de s’engager avec les fournisseurs, en particulier s’ils se trouvent dans des pays différents, avec des cadres culturels et juridiques différents.
  • Contraintes de temps : Les entreprises peuvent avoir du mal à mettre en œuvre des processus de diligence raisonnable efficaces dans les délais impartis. La loi oblige les entreprises à mettre en œuvre des processus de diligence raisonnable dans un délai précis, et le non-respect de cette obligation peut entraîner une responsabilité juridique.

Conclusion

La loi relative à la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement constitue une évolution importante dans l’approche du Canada en matière de réglementation de la chaîne d’approvisionnement. Cette loi oblige les entreprises à rendre compte des actions qu’elles ont entreprises tout au long de leur chaîne d’approvisionnement pour prévenir les violations des droits de l’homme. Elle s’applique aux institutions et entités gouvernementales, y compris celles basées à l’étranger, et peut donner lieu à des amendes en cas de non-conformité.

L’adoption de cette loi marque une étape importante vers une économie mondiale plus responsable. Comme d’autres pays envisagent une législation similaire, il est probable que la transparence et la responsabilité de la chaîne d’approvisionnement deviendront de plus en plus importantes sur le marché mondial. Le fait de s’engager aujourd’hui dans une démarche d’amélioration de la diligence raisonnable dans la chaîne d’approvisionnement réduira probablement les perturbations futures lorsque d’autres pays ou industries adopteront des niveaux accrus de diligence raisonnable dans la chaîne d’approvisionnement.

La loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans la chaîne d’approvisionnement est une évolution positive qui pourrait créer un écosystème de chaîne d’approvisionnement plus éthique. En donnant la priorité au bien-être des travailleurs, des communautés et de l’environnement, les entreprises peuvent construire une économie mondiale plus forte et plus résistante pour l’avenir.

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